Non au nucléaire
Etat des lieux
La série d’accidents dans la centrale nucléaire de Fukushima a marqué le débat énergétique de manière déterminante aussi en Suisse. En conséquence directe de la catastrophe nucléaire japonaise, le Conseil fédéral, à travers de la ministre de l’Energie Doris Leuthard, a suspendu les demandes d’autorisation générale pour des nouvelles centrales nucléaires et le Parlement a brandi l’étendard de la sortie de l’énergie nucléaire dangereuse.
Malgré tout, la sortie du nucléaire n’est pas encore conclue : elle devient contraignante sitôt que le Parlement ait adopté une loi stipulant la sortie, ce qui sera bien le cas dans deux ans. Entre-temps le lobby nucléaire a encore une marge de manœuvre pour se ménager une porte de sortie et réintroduire l’énergie nucléaire dangereuse et chère et d’édulcorer des projets de lois strictes. C’est le Conseil des Etats qui s’est déjà ménagé une première porte de sortie en modifiant le projet de loi de telle manière qu’il permet, selon les interprétations, la recherche ou même des nouvelles technologies nucléaires.
Afin d’empêcher des portes de sortie pareilles d’une manière efficace et durable, les Verts ont lancé l’initiative populaire pour la sortie du nucléaire en mai 2011. De cette façon, le Parlement est contraint à conclure la sortie du nucléaire et sinon ce sera le peuple qui aura le dernier mot.
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