Nous ne voulons pas de vin trafiqué
Les Verts ne sont pas contre l'Union européenne
Les Verts soutiennent le référendum contre le principe du Cassis de Dijon. Ces jours, on peut lire dans les journaux suisses que les Verts et l’UDC auraient formé une "alliance contre nature", donc une alliance contre nature entre deux adversaires potentiels de l’UE. Le quotidien Le Temps diagnostique même une rechute vers 1992. C’est exact qu’à l’époque, les Verts étaient majoritairement sceptiques à l’égard de l’Espace économique européen (EEE).
Mais ces journaux ne semblent pas avoir compris les arguments des Verts ni que les Verts s’engagent depuis 15 ans pour l’adhésion de la Suisse à l’UE. Les Verts ne soutiennent pas ce référendum pour se jeter dans les bras d’un parti nationaliste et hostile à l’UE. Les Verts se soucient de la qualité élevée des produits suisses, de la population et de l’environnement. Si la Suisse était déjà membre de l’UE, elle pourrait s’engager en tant que tel pour une application différenciée du principe du Cassis de Dijon. Elle pourrait lutter pour protéger son marché contre le dumping social et écologique. Dans la situation actuelle, le référendum est la seule issue.
Tant que la Suisse n’est pas membre de l’UE, il n’y a aucune raison pour qu’elle applique un paquet aussi trompeur que le principe du Cassis de Dijon. Le nom de ce principe en dévoile déjà le contenu, car le jus ou la liqueur de cassis est souvent utilisé pour masquer un mauvais vin. Ce qui en résulte ne saurait être aussi bon qu’une bonne bouteille dont le contenu a été produit dans le respect de l’environnement et de la population. Nous ne voulons pas de fromage falsifié, de kir frelaté ni de vin trafiqué. Nous ne voulons pas le moins cher possible, mais nous voulons une qualité élevée.
Le cassis de Dijon est généralement très sucré. Pour moi qui suis écologiste, le principe du Cassis de Dijon a plutôt le goût de la moutarde de Dijon – fort et amer.
