Après le double NON du congrès socialiste
Mettons ensemble les bouchés doubles !
C'est un grand soulagement : les socialistes ont décidé, à une majorité très claire, de ne pas suivre ceux de leurs collègues qui avaient concocté, d’entente avec les partis bourgeois, le fameux contre-projet à l’initiative sur le renvoi. Je suis heureux et je félicite les camarades qui ont contribué à ce que leur parti se prononce en faveur du double NON. Je remercie tous ceux qui n’ont pas cédé à des arguments prétendument « tactiques », arguments qui aboutissent finalement à renforcer le courant xénophobe en Suisse. Nommer clairement les choses, « appeler un chat un chat », c’est ce qui fait souvent défaut dans notre pays. Un constat également valable pour les discours sur l’immigration. Le droit en vigueur porte la signature de l’UDC. Son président d’alors, Ueli Maurer s’était du reste ostensiblement frotté les mains lors de l’acceptation de la loi sur les étrangers. Les Verts ne peuvent accepter un durcissement supplémentaire de la pratique en matière de renvoi – l’une des plus sévères d’Europe – alors qu’ils ont combattu la loi actuelle par référendum.
Je me réjouis de pouvoir mener la bataille ensemble avec le PS, ce que nous avons déjà commencé à faire avec de nombreux militants PS depuis le début de la campagne. Nous devons mettre les bouchées doubles, car il reste beaucoup de citoyens de gauche à convaincre jusqu’au 28 novembre ! Notre grand écrivain Max Frisch a dénoncé un jour « ce patriotisme qui s’abaisse jusqu’à la xénophobie ». Céder aux xénophobes tout en gardant les apparences du « juridiquement correct » n’est pas la voie que veulent suivre tous ceux qui œuvrent inlassablement pour une Suisse plus ouverte et plus solidaire.
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