Le moyen terme n’est pas suffisant
Plus de transparence, pour la santé de la démocratie
« La démocratie suisse est un moyen terme ». Pardon ? On croit avoir mal lu. S’agit-il bien de la Suisse, cette démocratie toujours citée en exemple comme le modèle d’un système qui nulle part ailleurs ne fonctionne aussi bien ? Il faut pourtant se rendre à l’évidence : une étude de l’Université de Zurich situe la Suisse au 14e rang sur les 29 démocraties prises en considération.
Il suffit de jeter un coup d’œil à cette étude pour comprendre où le bât blesse. En Suisse, le contrôle démocratique sur les instances du pouvoir est insuffisant. Trop d’opacité quant aux fonctionnements des rouages de la politique, pas assez de participation citoyenne. La Suisse est la seule démocratie à ne pas réglementer le financement des partis, pour une réelle transparence. L’ONG Transparency International le déplore depuis longtemps.
Ces voix indépendantes prouvent incontestablement que la transparence du financement des partis n’est pas un thème « de gauche ». Il s’agit tout simplement du bon fonctionnement de la démocratie. Et c’est à la démocratie qu’attentent les partis qui s’opposent à une législation claire en la matière.
Soucieux de donner le bon exemple, nous les Verts jouons cartes sur table et présentons nos comptes avant même qu’on nous le demande. Nous voulons que la politique se fasse à visage découvert. Pour l’amour de la démocratie et du débat public.

