Reconnaître la diversité des méthodes de soins
Le temps joue en faveur des médecines complémentaires
C’est une décision à la fois courageuse et sage que le Conseil fédéral vient de prendre. Courageuse, car en se prononçant pour la réintégration de cinq médecines complémentaires dans l’assurance-maladie de base, le gouvernement a choisi de ne pas suivre l’avis de sa commission d’experts. Celle-ci était chargée de déterminer si ces méthodes répondaient aux critères d’efficacité, d’adéquation et d’économicité. Mais son travail a été vivement critiqué, et devrait faire l’objet d’une enquête de la commission de gestion.
Sage, car le Conseil fédéral témoigne ainsi de son respect pour la volonté populaire, qui s’était clairement exprimée au printemps 2009. Il veut consulter un comité scientifique international, et clarifier la tâche de la commission d’experts. Les cinq méthodes seront prises en charge par l’assurance complémentaire durant les six prochaines années. Elles vont donc avoir le temps de faire leurs preuves. L’homéopathie, par exemple, a fait l’objet de plus d’une centaine de publications scientifiques récentes démontrant son efficacité. La décision du gouvernement redonne aux patientes et patients l’accès à des traitements alternatifs, qui soignent de nombreuses maladies avec succès, et beaucoup moins d’effets secondaires que la médecine académique. À l’avenir, une valeur équivalente devrait être reconnue aux différentes formes de soins médicaux, les patientes et patients profitant ainsi des bienfaits des unes et des autres.
- Dès 2012, l’assurance-maladie obligatoire remboursera à nouveau l’homéopathie, la médecine traditionnelle chinoise, la phytothérapie, la médecine anthroposophique et la thérapie neurale.
- Durant cette période, un plan d’action sera élaboré pour clarifier les points qui posent problèmes en regard des critères d’efficacité, d’adéquation et d’économicité. Un comité scientifique international sera mandaté à cette fin, et la commission chargée de porter un jugement en la matière verra sa mission précisée
Le temps joue en faveur des médecines complémentaires, et je suis confiant en leur avenir : dans six ans, elles auront définitivement réintégré l’assurance de base.

