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Pour une politique climatique réellement efficace
En matière de climat, le temps n’est plus aux tergiversations. Une politique climatique digne de ce nom doit enfin être mise en place à l’échelle internationale, mais aussi à l’intérieur de nos frontières. L’ONU va reprendre les négociations sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre le 31 mai à Bonn. En parallèle, le Parlement fédéral débattra de la loi sur le CO2. Dans la conférence de presse qu’ils ont tenue ce matin, les Verts ont insisté sur la nécessité d’un accord international contraignant sur la protection du climat, et exigé des mesures véritablement efficaces sur le sol suisse. Les cantons, les communes, et la population toute entière peuvent faire beaucoup pour éviter la catastrophe.
Pour lutter contre le dérèglement climatique, un accord international contraignant est absolument indispensable, comme l’a souligné le conseiller national vaudois Christian van Singer. Seule une réduction drastique de nos émissions de gaz à effet de serre pourra empêcher que le climat ne se réchauffe de plus de 2° par rapport à l’ère pré-industrielle. Les émissions des pays industrialisés doivent diminuer de 25 à 40% d’ici à 2020 par rapport aux valeurs de 1990, celles des pays en développement de 15 à 30%. Il faut en outre soutenir ces derniers par la coopération internationale et la mise à disposition de moyens financiers leur permettant de développer leur économie sans détruire l'environnement et de s’adapter aux effets négatifs du changement climatique. En réduisant leur CO2, les Etats sont par ailleurs mieux préparés à affronter la pénurie des énergies fossiles et les hausses de prix qui en découlent.
La Suisse doit se fixer un objectif de réduction d’au moins 40% sur son propre territoire et se donner sans tarder les moyens de l’atteindre. Cela n’ira pas sans une taxe CO2 sur les carburants. Sous l’influence du lobby des véhicules tout-terrain, la CEATE a renoncé à prendre toute mesure réellement efficace et se contente de servir les intérêts de l’industrie automobile, a fait remarquer le conseiller national zurichois Bastien Girod. Les Verts réclament des partis bourgeois qu’ils s’affranchissent de cette tutelle et mettent tout en œuvre pour protéger le climat.
Non au gaspillage d’énergie
Les cantons et les communes jouent un rôle capital dans la lutte contre l’effet de serre. Ils peuvent édicter des normes pour mettre un terme au gaspillage d’énergie dans le bâtiment. Le conseiller aux Etats genevois Robert Cramer les invite également à encourager la mobilité douce (marche, vélo) et les transports publics, car les infrastructures à disposition pour les déplacements ont une influence non négligeable sur la consommation d’énergie fossile. Quant aux consommatrices et consommateurs, ils ont une importante marge d’action pour réduire leur bilan CO2. C’est ce qu’a rappelé la conseillère nationale bernoise et vice-présidente des Verts Franziska Teuscher, qui prône des choix éclairés dans le domaine de la mobilité, de l’habitat, du chauffage et des habitudes de consommation.

