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La Suisse sera-t-elle lanterne rouge ?
Les accords de Copenhague demandent à tous les pays – donc la Suisse – de faire connaître leur objectif national de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici au 31 janvier 2010. Or, le Conseil fédéral n’a pas mentionné le sujet dans sa conférence de presse d’aujourd’hui. Les Verts ne peuvent accepter que le gouvernement suisse temporise en matière de politique climatique et néglige d’honorer les engagements pris vis-à-vis de la communauté internationale. Ils réclament une réduction de 40 % des émissions de CO2.
Contrairement au Conseil fédéral, la commission de l’environnement du Conseil national (CEATE) s’est pourtant majoritairement décidée le 12 janvier 2010 pour une réduction de
20 % des gaz à effet de serre émis sur le territoire helvétique. Le Conseil fédéral doit en outre avoir la possibilité d’augmenter cet objectif à 40 % pour se conformer aux accords de réduction internationaux. Ces réductions supplémentaires peuvent se faire via des compensations à l’étranger, mais pas pour plus de 75 %.
La décision de la CEATE laisse une marge de manœuvre au Conseil fédéral. Les Verts veulent que le gouvernement en fasse usage. De leur point de vue, il n’agit pas de manière responsable en ne s’engageant qu’à une réduction de 20 % de réduction vis-à-vis de la communauté internationale. Cette politique climatique minimaliste est tout sauf responsable.
L’atmosphère va continuer à se réchauffer. Si nous ne freinons pas le processus, nous mettons en jeu la survie de l’espèce humaine. Les Verts militent avec ardeur pour une politique climatique qui soit à la hauteur de cet enjeu. Elle commence par une réduction de 40 % des émissions de CO2 d’ici à 2020.

